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Poules domestiques – Bilan après 1 an

18 septembre 2018

Après un peu plus d’un an en leur compagnie, je me suis dit qu’il était temps de vous faire un petit article « bilan ».

Il y a un an, je vous présentais sur instagram trois nouvelles arrivées dans notre famille : Jeanne, Sécotine et Mumu. Trois petites poulettes de quelques semaines qui se sont vite fait une place dans notre jardin.

Comme vous le savez, je vis à Paris, mais suis d’origine Normande, et rentre très souvent le week-end dans ma Normandie chérie. Ainsi, nos poules vivent chez ma maman. Pourquoi « nos » poules ? parce que chacun de nous a la sienne : Jeanne est celle de mon frère, Mumu celle de ma mère et Sécotine est la mienne.

Tout d’abord, pourquoi j’ai voulu des poules ? Il y a trois raisons que je développerai dans la suite de cette article :

  • Lutter contre le gaspillage alimentaire
  • Avoir de bons oeufs frais tous les jours
  • Et tout simplement parce que j’aime être entourée d’animaux

1. L’adoption

Pour commencer, adopter une ou plusieurs poules n’est pas un geste anodin. Il faut penser à plusieurs choses : l’espace qu’elles vont avoir, le coût de la nourriture et de l’équipement, les nuisances qu’elles vont provoquer, le temps d’entretien… Il m’aura fallu 1 ans pour convaincre ma maman d’accepter des poules dans son jardin. Nous avons donc pris le temps de peser le pour et le contre avant de nous lancer.

Une fois la décision prise d’adopter 3 poules, la première étape a été d’acheter un poulailler et de leur construire un enclos fermé. Nous avons opté pour un poulailler pouvant accueillir jusqu’à 4 poules. Il est « simple » mais elles semblent y être bien. Pour l’enclos, nous avons délimité un espace assez grand que nous avons clôturé avec du grillage, et du fil barbelé au sol tout le long pour éviter les visiteurs nocturnes.

Nous avons ensuite acheté une mangeoire et un distributeur d’eau. Nous étions donc prêts pour acheter nos poules. C’est à ce moment là que nous avons eu plusieurs dilemmes : quelle race choisir ? où les acheter ?…

Pour la race, nous avons opté pour 3 poules rousses. Certainement la plus connue, nous l’avons choisie car il s’agit de la plus productive des poules pondeuses, et que c’est également une race très sociable. Pas sauvages, je peux facilement les caresser et les attraper.

Ensuite, nous les avons acheter chez un petit éleveur dans la campagne normande. Nous avons longtemps hésité à les prendre en jardinerie, mais les prix sont beaucoup plus élevés, il n’y pas de traçabilité sur leur origine, les vendeurs sont rarement experts et les poules sont déjà âgées. Chez l’éleveur où nous sommes allés, nous avons ainsi acheté des poules assez jeunes (9 semaines) qui ne pondaient pas encore. Nous les avons payé 5 € chacune et la personne qui nous les a vendu nous a donné de nombreux conseils. Il nous a également donné de la paille pour le poulailler, et nous lui avons acheté des graines.

Il ne nous restait plus qu’à les installer. Pour tout vous dire l’adaptation a mis plusieurs jours. En effet, les poules sont des animaux très curieux, mais aussi très peureux. Au début, elles avaient peur des escaliers qui leur permettent de descendre du pondoir, puis elles avaient peur de sortir du poulailler, puis elles avaient peur de nous, etc… Mais au bout de deux semaines, elles se sont parfaitement habituées.

L’entretien

Une fois que nous avons eu nos poules, nous avons appris en nous en occuper (et on apprends encore aujourd’hui).

Tout d’abord, la nourriture. Nos poules ont trois types d’aliments : les graines, nos restes et ce qu’elles trouvent par elles-même. Pour les graines, nous les achetons chez l’éleveur. Il réalise lui même un mélange bio contenant 4 types de graines (bien moins cher qu’en jardinerie !!) et c’est la base de leur alimentation. Ensuite, nous leur donnons nos restes. C’était une des raisons d’avoir des poules : limiter notre gaspillage alimentaire. Et c’est efficace ! Elles mangent (presque) tout : légumes, gâteaux, fromage, viande, pâtes, pain… elles se régalent avec nos restes, et nous on gaspille moins donc tout le monde est heureux. D’ailleurs, les voisins s’y sont mis aussi et viennent régulièrement donner leurs restes à nos poules ! Pour finir, elles mangent également de l’herbe et des insectes qu’elles trouvent par elles-même dans le jardin.

Ensuite, il faut entretenir le poulailler. Cela signifie changer la paille régulièrement (une à deux fois par semaine), et nettoyer le poulailler entièrement à l’eau de javel une fois tout les un ou deux mois. La paille sale peut ensuite être utilisée en compost pour votre potager (ou celui du voisin comme c’est le cas pour nous).

Pour finir, il faut entretenir votre jardin. Je m’explique : au début, nos poules avaient accès à un espace clos. Mais très vite, cet espace d’herbes est devenu boueux et elles n’avaient plus rien à manger, nous avons donc décidé de les laisser en liberté dans le jardin. Dans ce cas, il faut penser à plusieurs aménagements : être sûre qu’il n’y a aucun moyen pour vos poules de sortir (nous avons plusieurs fois retrouvé une poule dans la rue) et si vous avez des massifs de fleurs ou un potager, il faudra les protéger avec du grillage.

Il y a également des choses que l’on apprend au fur et à mesure : verser une fois par mois du vinaigre de cidre dans leur eau pour prévenir certaines maladies, leur donner des coquilles d’huîtres cassées ou des oeufs de sèches car c’est une bonne source de calcium pour fabriquer la coquille de leurs oeufs, leur mettre un pneu rempli de cendres dans lequel elles se roulent pour enlever leurs parasites, leur mettre de temps en temps de la poudre anti-poux sur tout le corps… on ne va pas se mentir, pour tout ça, rien de mieux que de demander conseil aux gens qui s’y connaissent.

3. Les oeufs

Et oui, on ne va pas se mentir, une des motivations principales d’avoir des poules, c’est bien d’avoir des bons oeufs frais tous les jours. Tout d’abord, ce qu’il faut savoir (apparemment tout le monde ne le sait pas) : une poule n’a pas besoin d’être fécondée par un coq pour pondre un oeuf. Les oeufs que l’on trouve en général en supermarché ne sont pas des oeufs fécondés, ils ne feront donc jamais de poussin. Ceci étant dit, il faut savoir une deuxième chose : toutes les poules ne pondent pas pareil : il y a plusieurs types de races : les poules couveuses, les poules d’ornement, les poules pondeuses… Pour avoir un maximum d’oeufs à manger, privilégiez les pondeuses.

Comme nous avons pris nos poules assez jeunes, elles n’ont pas pondu tout de suite. Une poule pond environ à partir de 20 / 25 semaines. Nous les avons donc adoptées fin Août, et nous avons eu notre premier oeuf le 1er Décembre 🙂

Au début il n’y en avait qu’un, puis un jour nous en avons eu deux, puis trois. Depuis, elles pondent un oeuf chacune pratiquement tous les jours !

Ils ont commencé petits, environ 40 g, puis petit à petit ils ont grossi. La moyenne aujourd’hui est de 70 g par oeuf ce qui revient à une taille L / XL en supermarché.

Depuis qu’elles pondent, on prend un véritable plaisir à observer cette évolution. On se prend vite au jeu et, parfois, on tombe sur des oeufs avec deux jaunes ou avec une couleur de coquille un peu différente. Et d’ailleurs, le meilleur dans tout ça, ce sont les oeufs en eux-même. Quel régal ! Le jaune est tellement jaune que mes oeufs brouillés paraissent fluos par rapport à des oeufs du commerce. Et au moins, on sait que nos oeufs viennent de poules bien élevées : qui vivent à l’air libre et qui mangent du bio et de l’herbe fraiche.

Mais forcément, trois oeufs par jour, je vous laisse faire le calcul, ça fait beaucoup : environ 85 à 90 oeufs par mois ! Ce sont nos voisins qui sont heureux ! Ils viennent donner leurs restent et nous leur donnons régulièrement des oeufs. Et pour ce qui est de garder nos poules quand nous sommes en vacances, on trouve toujours une âme charitable pour s’en occuper en échange des oeufs du jour 🙂

4. En résumé

Pour finir, voici un petit « plus et moins » d’avoir des poules domestiques.

Dans les plus :

  • Les oeufs, les oeufs et les oeufs !
  • L’animation : et oui c’est toujours sympa de les voir gambader en liberté dans le jardin, de les entendre chanter quand elles ont pondu et surtout de les voir nous courir après dès qu’on a un pied dehors : elles sont tellement curieuses qu’elles sont toujours autour de nous. Elles se laissent facilement caresser et je leur fais même des câlins ^^
  • La réduction de nos déchets alimentaires : fini le gaspillage, elles mangent tout nos restes.

Dans les moins :

  • On ne va pas se mentir : elles abîment le jardin. Elles grattent le sol pour trouver des insectes, elles font des trous dans la terre pour s’y coucher, et elle font leur besoin un peu partout. Il faut donc bien protéger les endroits où elles ne doivent pas aller.

Mon chat, jamais bien loin de ses copines 🙂

 

J’espère que cet article bien différent de d’habitude vous aura plu, et peut-être même, qu’il vous aura donné des idées… 🙂

__Charline (et Jeanne, Mumu et Sécotine)__

 

 

 

 

 

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